Bien malin qui pourrait oser un pronostic sur le podium et même sur le vainqueur de cette Mi-Août en Bretagne. En dépit du peu d'empressement de certaines DN1 hexagonales, sollicitées par ailleurs à une épreuve de coupe de France, à oser venir relever le challenge face à une fameuse armada de continentales mondiales, le plateau aura fort belle allure. En faisant la part belle, c'est un axe stratégique de la politique des organisteurs, aux coureurs bretons et en s'appuyant sur le vécu intéressant des formations continentales étrangères.


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Course cycliste mi août bretonne

la course 2011

Les classements :

 

« …Une épreuve de bonne qualité, populaire et qui défend cette valeur du cyclisme qui a toujours fait rêver : le courage du coureur qui porte à l’admiration. »

Voila tournure qui sied parfaitement à la Mi-Août en Bretagne. Elle est de Jean-Marie Leblanc à propos du Grand Prix de Fourmies. Et nous la reprenons volontiers à notre compte, tellement elle s’accorde et s’applique à la ligne de conduite d’une course qui depuis 4 ans, faisant fi de tracas divers, n’en garde pas moins son enthousiasme, son savoir faire et toute sa pertinence. Confortant ainsi la réflexion de « Vélo Magazine » qualifiant la Mi-Août de « cathédrale du cyclisme breton ».

Au jeu des dernières éditions et au rythme de ses étapes, la Mi-Août en Bretagne, toujours par Armor et Argoat, se veut changeante et fluctuante. Comme le terroir où elle évolue, elle se veut fantaisiste et imprévisible, mais au final à Guerlesquin, dans l’atmosphère d’une troménie païenne, à l’issue d’un extraordinaire emballage devant des milliers de « pèlerins » c’est le coureur le plus fort qui sort du lot.

Louis Bihannic a frayé le chemin et passé le témoin en 2008. Après une formidable aventure de 30 ans. Rémi Madec, a pris le relais et s’est mis sur son 31, donnant une nouvelle impulsion à la course, en la restructurant et en lui apportant une toute autre dimension avec notamment une touche professionnelle plus accomplie. Mais sans jamais gommer les valeurs originelles d’une épreuve qui reste intensément chevillée à la mémoire du cyclisme breton.

Quatre étapes réparties sur quatre scènes plantées entre Manche et Océan proposent un événement dont la trame à travers ses champions découvre les fils populaires et spectaculaires. Cette épreuve aux mille couleurs de la Bretagne s'est coulée au cœur de deux petites cités de caractère, Pontrieux et Guerlesquin. La petite Venise du Trégor est devenu un port à la campagne. Guerlesquin qui dispose d'un bâti d'exception est une des sentinelles gardant l'entrée du parc régional d'Armorique. La Mi-Août en Bretagne s'est aussi amourachée de Poullaouen, une belle oubliée au cœur du Poher et qui entre Monts d'Arrée et Montagnes Noires décline une riche histoire. Enfin, il n'était pas pensable de faire une infidélité au Morbihan, le plus actif département vélo du pays. Et c'est tout naturellement Cap L'Orient qui a décroché le gros lot avec Pont-Scorff, Quéven et Cléguer, aux portes de l'Océan.

Doucement mais sûrement, la Mi-Août en Bretagne gravit en sagesse les échelons et renforce chaque année son ouverture au professionnalisme. « Nous aimerions que notre épreuve, à l'instar du Tour de l'Avenir, accueille un maximum de jeunes coursiers ambitieux et performants venus de partout et d'ailleurs, confie Rémi Madec. Que cette course devienne une référence pour les grands champions de demain. »

Aujourd'hui, à la Mi-Août en Bretagne on a le cœur au métier. Sans jamais se monter le bourrichon. Mais cette formidable volonté de bien faire, sans que le mieux soit l'ennemi du bien, laisse augurer des courses ardentes, vives et colorées. Ils seront 126 coureurs venus de partout et bien entendu de Bretagne au départ jeudi 11 août à Pontrieux. Que la fête commence.

Alain Bouédec

 

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